Florent De Buck, responsable déploiement et partenariats

Florent De Buck, responsable déploiement et partenariats

De l’électrotechnique au pilotage de projets nationaux, Florent De Buck a construit un parcours guidé par l’apprentissage, l’humain et l’envie de transmettre. Passé par la formation professionnelle chez Laho, aujourd’hui responsable déploiement et partenariats au sein d’une association engagée dans l’orientation, il revient sur son cheminement, ses choix, ses défis et son regard sur la formation comme levier d’évolution. Dans cet entretien, il partage un parcours atypique, fait d’expériences, de résilience et d’audace. 

Pouvez-vous vous présenter et revenir sur votre parcours avant la formation ? 
Je m’appelle Florent De Buck et j’ai un parcours assez atypique. J’ai quitté le lycée avec un BEP électrotechnique et, pendant une dizaine d’années, j’ai exercé dans des secteurs très différents : la sécurité, le commerce, le travail sur chantier, la soudure… Ces expériences variées m’ont permis d’acquérir une vraie connaissance du terrain. À un moment donné, j’ai ressenti le besoin de me professionnaliser et de construire un projet plus stable, en lien avec ce qui me motivait vraiment. 

Pourquoi avoir choisi de vous orienter vers le commerce après ces expériences ? 
Ce qui m’a attiré dans le commerce, c’est avant tout le contact humain. J’aime échanger, accompagner, comprendre les besoins et y répondre. Il y a aussi le goût du challenge : ce sont des métiers où l’on se remet constamment en question. Et puis, il y a cette notion d’utilité. Apporter une solution, aider une personne à faire un choix, c’est quelque chose qui a toujours fait sens pour moi. 

Comment s’est déroulé votre retour en formation chez Laho ? 
En 2019, j’ai intégré le Titre professionnel Manager d’Unité Marchande. Je n’avais pas le bac, seulement un niveau CAP/BEP, donc je savais que le défi serait important. J’ai beaucoup travaillé, pour l’anecdote, je suis allé chercher des annales de BTS pour approfondir les notions et m’assurer d’avoir un bon niveau. Cette exigence personnelle m’a permis d’obtenir le titre et de reprendre confiance en mes capacités. 

Qu’est-ce qui vous a poussé à poursuivre avec le titre Responsable de la distribution ? 
Lors de la formation, une présentation des poursuites d’études m’a permis de découvrir le Titre professionnel Responsable de la distribution. Cela m’a semblé être une suite logique. J’ai intégré cette formation en alternance fin 2019. Le premier semestre s’est très bien passé : les contenus faisaient écho à ce que j’avais déjà appris, tout en apportant une vision plus stratégique. 

Cette période a toutefois été marquée par des difficultés… 
Effectivement. Il y a eu la période Covid, des contraintes liées à la vie de famille, puis des soucis de santé qui m’ont conduit à être hospitalisé avant la fin de la formation. Je n’ai pas validé l’ensemble du parcours, mais j’en retire une expérience très enrichissante. Cette formation m’a fait grandir, et aujourd’hui encore, j’utilise certaines notions dans mon poste actuel. 

Que vous a apporté la formation sur le plan professionnel ? 
La formation m’a apporté des méthodes, une rigueur et une capacité à structurer ma réflexion. Elle m’a aussi permis de développer des compétences transversales comme l’écoute, l’adaptabilité et l’accompagnement. Par la suite, je suis d’ailleurs devenu formateur sur des titres professionnels liés au commerce. C’était une manière de transmettre à mon tour ce que j’avais appris. 

Quelles compétences ou qualités vous semblent aujourd’hui indispensables dans votre métier ? 
L’écoute est essentielle, tant vis-à-vis des partenaires, des équipes ou des publics accompagnés. L’adaptabilité est également clé, car les environnements professionnels évoluent très vite. Enfin, la résilience est primordiale : il faut accepter les difficultés, apprendre de ses erreurs et continuer à avancer. 

Pouvez-vous nous parler de votre poste actuel ? 
Je suis aujourd’hui responsable déploiement et partenariats sur un service public numérique dédié à l’orientation professionnelle. Je pilote le déploiement de ce dispositif à l’échelle nationale, auprès de publics et d’acteurs très variés. Mon quotidien est rythmé par la prospection, le développement de partenariats, l’animation de formations et de webinaires, ainsi que le pilotage de projets internes. C’est un poste très transversal, sans réelle journée type. 

Vous vous êtes également lancé récemment dans l’entrepreneuriat. Qu’est-ce qui vous a motivé ? 
Avec ma femme, nous avons créé une activité d’achat-revente en ligne. Nous avions tous les deux cette envie de construire un projet personnel, de partir de zéro. C’est une activité que nous développons en parallèle de nos emplois, avec beaucoup d’envie et de curiosité, mais sans nous mettre trop de pression. 

Qu’est-ce que cette expérience entrepreneuriale vous apporte ? 
Elle m’apporte énormément en termes d’apprentissage. Nous travaillons sur le marketing, la communication, la gestion ou encore la création de marque. Des domaines dans lesquels nous n’étions pas forcément experts au départ. Voir le projet évoluer, comprendre ce qui fonctionne ou non, c’est très formateur et valorisant. 

Quel lien faites-vous entre votre parcours de formation et ce projet entrepreneurial ? 
La formation m’a donné une légitimité. Avant, je ne sais pas si je me serais senti capable de me lancer. Aujourd’hui, j’ai des bases solides, une méthode et une meilleure compréhension des enjeux. La formation ne fait pas tout, mais elle donne les clés pour oser et se projeter. 

Quel message souhaiteriez-vous transmettre aux apprenants et futurs apprenants de Laho ? 
Il ne faut pas hésiter à se lancer. Les erreurs font partie du parcours et sont souvent les meilleures sources d’apprentissage. Tant que l’on continue à apprendre, à se former et à se remettre en question, on avance. La formation est un véritable levier pour évoluer et construire son avenir professionnel. 

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